Un vitrail au dessus d’un confessionnal de l’église Saint-Louis de Fontainebleau laisse passer la lumière et imprime sont motif au sol.

confessionnal sous les rayons de la lumière
Confessionnal sous les rayons de la lumière
© Cyril Loiseau

L’hôtel de l’Aigle Noir a été construit pour accueillir les courtisans lorsque le roi se trouvait à Fontainebleau. On ne sait pas exactement à quelle date. La trace la plus ancienne qu’on connaisse de lui remonte à 1555, quand le cardinal Bertrand, garde des sceaux de Henri II, l’a vendu au Baron de Retz.

Il fut longtemps un hôtel particulier avant de devenir un hôtel de tourisme en 1764 et changera de mains plusieurs fois encore.

Son nom a changé plusieurs fois au cours de son histoire: D’abord hôtel de Retz, puis hôtel de Coislin, hôtel de Nangis et enfin hôtel de l’Aigle Noir depuis 1810.

La famille Moreau s’installa à Fontainebleau lors de la reprise de l’hôtel en 1890 par Marie Louise Moreau née Lamotte et de son mari Isidore.
Puis, le petit frère de Marie Louise, Paul Lamotte a reprit le flambeau en 1921.
Avec sa deuxième épouse Joséphine, il modernise l’hôtel en installant le chauffage central, l’eau froide et chaude dans les chambres et les commodités.
En 1926, il cède l’exploitation à sa fille Paulette et à son mari Charles Lezier. Ils le géreront seuls jusqu’en 1949 puis avec une de leurs filles, Janine et son mari Pierre Duvauchelle, rachèteront l’hôtel du Palais mitoyen et en confieront la gestion à leur fille aînée Denise Lezier.
Dans les années 1970, les deux hôtels sont fusionnés et des travaux importants de rénovation sont réalisés.
Suite à des raisons financières en 1989, l’hôtel est agrandi en 1990 en partenariat avec Paul Dubrule (cofondateur du groupe Accor et Maire de Fontainebleau de 1992 à 2001).
En 1980, Richard et Bertrand Duvauchelle, leurs deux fils, commencent à travailler aux côtés de leurs parents mais Bertrand s’engagera dans une autre voie en 1990.
En 2005, Richard Duvauchelle et son épouse Michèle reprennent seuls la gestion de l’hôtel tout en poursuivant sa modernisation, en rachetant une partie des parts vendues en 1990 au groupe Accor.
En 2020, le groupe Atypio Hotels Resorts et Eternam annonce avoir acquis fonds de commerce et les murs de l’hôtel.

Hôtel de l'Aigle Noir
Hôtel de l’Aigle Noir
© Cyril Loiseau

Jacques Prévert y composa le poème « Presque » lors d’un séjour dans les années 30:

A Fontainebleau
Devant l’hôtel de l’Aigle Noir
Il y a un taureau sculpté par Rosa Bonheur
Un peu plus loin tout autour
Il y a la forêt
Et un peu plus loin encore
Joli corps
Il y a encore la forêt
Et le malheur
Et tout à côté le bonheur
Le bonheur avec les yeux cernés
Le bonheur avec des aiguilles de pin dans le dos
Le bonheur qui ne pense à rien
Le bonheur comme le taureau
Sculpté par Rosa Bonheur
Et puis le malheur
Le malheur avec une montre en or
Avec un train à prendre
Le malheur qui pense à tout…
A tout
A tout… à tout… à tout…
Et à tout
Et qui gagne « presque » à tous les coups
Presque.

Jacques Prévert

A fontainebleau, juste avant le confinement…

Rue grande de nuit
Rue grande de nuit
© Cyril Loiseau

Entre 1611 et 1614, alors que Fontainebleau n’était qu’un bourg, l’église Saint Louis fut construite par Claude Martin à la demande de la reine Marie de Médicis.
Le 16 novembre 1661, Louis XIV et Anne d’Autriche firent ériger la chapelle en paroisse de Fontainebleau.
Entre 1859 et 1868, à la demande du curé, des travaux d’agrandissement furent exécutes d’après les projets de l’architecte de la ville, Lebois.
Le 10 janvier 2016, une partie de l’église est ravagée par un incendie criminel puis entièrement rénovée.

Eglise Saint Louis
Eglise Saint Louis
© Cyril Loiseau

La légende raconte qu’un cavalier (le sieur Dauberon, ordinaire du prince Louis de Bourbon) se serait pris le pied dans son étrier alors que son cheval s’était emballé. Il aurait ainsi été trainé par son cheval sur une bonne distance et aurait prié la vierge Marie. C’est alors que son cheval se serait soudainement arrêté sans que le cavalier ne soit blessé.
Il aurait alors béni une image de la vierge qu’il aurait fait apposer à un chêne à cet endroit en 1662, accompagné d’un texte relatant l’histoire.
En 1690, un premier oratoire est construit après que le chêne vétuste soit tombé et un pèlerinage est mis en place jusqu’en 1793, où l’oratoire est détruit en conséquence de la révolution.

En 1821, Marie-Thérese, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette et duchesse d’Angoulême, soutenue par Louis XVIII et les paroissiens de Fontainebleau demande que l’oratoire soit reconstruit. Une nouvelle chapelle est donc construite sur les fondations de la précédente et bénie le 30 septembre de cette année. Une toile est marouflée au plafond de la chapelle par Merry Joseph Blondel.
Une procession a lieu jusqu’à la chapelle chaque premier dimanche d’octobre depuis lors.

En 1895, Napoléon III fait restaurer la chapelle et le plafond est repeint par Charles Marcel.

En 1935, des travaux d’entretien ont lieu.

De 2015 à 2017, la chapelle ayant souffert de l’humidité et du manque d’entretien est à nouveau remise à neuf.

Chapelle Notre Dame du bon Secours
Chapelle Notre Dame du bon Secours
© Cyril Loiseau

Elle se trouve au fond de l’église Saint-Louis de Fontainebleau. Elle est de style Napoléon III et ses vitraux sont consacrés à Marie.

Elle fut partiellement incendiée le 10 janvier 2016. Au cours de cet incendie, la statue de la Vierge de Franchard du 14e siècle, un retable du 15e siècle et un autel du 16e siècle sont détruits par le feu.
Vous la voyez la chapelle telle qu’elle a été restaurée.

Chapelle Notre Dame de Franchard, eglise saint Louis, Fontainebleau
La chapelle Notre Dame de Franchard
© Cyril Loiseau

Entre 1611 et 1614, fontainebleau n’était qu’un bourg, l’église Saint-Louis de Fontainebleau est construite par Claude Martin à la demande de la reine Marie de Médicis.

Le 16 novembre 1661, Louis XIV et Anne d’Autriche font ériger la chapelle en paroisse de Fontainebleau.

Entre 1859 et 1868, à la demande du curé, des travaux d’agrandissement sont exécutes d’après les projets de l’architecte de la ville, Lebois.

Le 10 janvier 2016, une partie de l’église est ravagée par un incendie. Les travaux de restauration touchent à leur fin.

Intérieur de l'église Saint-Louis
Intérieur de l’église
© Cyril Loiseau