L’orgue de l’église Saint-Jean-Baptiste à Nemours comporte 28 jeux, exploités par transmission mécanique via deux claviers de 48 notes, un récit de 26 notes et un pédalier de 27 notes.

Construit par Pierre Désenclos et Jacques Lefebvre et le charpentier Hendi Heurtault, l’orgue fut installé en 1653 dans un buffet conçu par Charles Véniat, sculpteur menuisier ordinaire de la Chambre du roi.

Il fut retouché en 1703 par François Thierry.

En 1744, il reçut un positif de 9 jeux construit par Guyon (menuiseries) et Nicolas Collard (instrument).

En 1782, il fut agrandi par François Callinet et Adrien Picart-Lépine, qui lui ajoutent un jeu de pédales.

Il fut restauré après la révolution en vue de sa remise en service, sans qu’on se souvienne par qui, puis de nouveau en 1849 par Pierre-Alexandre Ducroquet (maison Daublaine et Callinet) où les claviers et la soufflerie furent remplacés.

En 1925, Félix Raugel sensibilisa l’opinion publique au sujet de ce précieux spécimen de l’ancienne facture car il était (et est encore) celui qui contient le plus de tuyauterie du 17e et 18e siècles. 4 ans plus tard le buffet fut décapé des couches de peintures successives et en 1933, l’instrument fut restauré par Victor Gonzalez et Rudolf von Beckerath et inauguré l’année suivante.

L’instrument fut classé aux monuments historiques en 1934 et le buffet en 1944.

L’orgue fut abimé lors de la réfection de la nef dans les années 1970, de nouveau restauré entre 1985 et 1988 par Yves Koenig et inauguré la même année.

De grands travaux de restauration de l’église ont lieu depuis quelques années. Je ne sais pas si l’orgue est concerné, mais il semble toujours en bon état.

L’orgue est géré par l’association Musique et Orgue Nemours Saint-Pierre.

L'église de Nemours et son orgue
L’église de Nemours et son orgue
© Cyril Loiseau

Bâti au 12e siècle (entre 1160 et 1190) sur une position stratégique au bord du Loing, à la frontière entre le royaume de France et le comté de Champagne. Il servait de péage pour les personnes et le transport de marchandises entre les deux contrées alors ennemies (la champagne étant à cette époque alliée avec l’Angleterre). Il comprenait à la fin du moyen age une chapelle (érigée en 1174 et reconstruite au 13e siècle), une basse cour et des tours, le tout dans une enceinte fermée, ainsi qu’un pont.
Le château en lui même est composé d’un donjon encadré de 4 tourelles et d’une de guet de 30m de haut reliée au donjon par une galerie. Une coursive extérieure en bois courait sur 3 des 4 cotés du donjon, permettant de mieux observer ce qui se passait sur le loing.

D’abord plus hautes que le donjon, les tourelles furent abaissées, et couvertes d’une toiture ainsi que le donjon

Il est l’un des seuls châteaux de ville qui n’ait pas été détruit par la royauté.

En 1274, il est vendu au royaume de France après la faillite de son propriétaire.

En 1404, il devient un duché puis une résidence en 1464, date à laquelle la coursive est supprimée, le premier étage de 8 de plafond est divisé en 2 étages et des fenêtres y sont posées, entre autres travaux.

en 1672, sous Louis XIV, le château devient la propriété du duc d’Orléans qui en fait un tribunal et une prison en sous-sol. Un escalier est construit pour accéder au rez-de-chaussée.

En 1810, le château est acheté par le maire de Nemours et revendu à la mairie pour en faire une école, puis une salle de spectacle, une salle de danse.

Mal entretenu, il est restauré à partir de 1900 par les amis du vieux château.

Il est un musée depuis 1903 et abrite une collection de plus de 20 000 œuvres, que ce soient pièces d’archéologie, de monnaie, des dessins, des photos, des tableaux, des sculptures… constituée notamment par des dons au cours du 20e siècle.

Le château est classé monument historique depuis 1977

Depuis 2007 et après 4 années de travaux de restauration et mise aux normes, ses collections sont présentées au public à travers des expositions temporaires.

Le château vu du jardin
© Cyril Loiseau
Le château vu de profil
© Cyril Loiseau

Sur la gauche, l’arrière de la mairie érigée par l’architecte Jules Hardouin Mansart(1646-1708) en 1669 et un lavoir, sur les bords d’un des canaux du Loing.

La maire de Nemour et un lavoir au bord du Loing
© Cyril Loiseau

En passant impasse du moulin à tan, à Nemours

impasse du moulinà tan
Une maison fleurie
© Cyril Loiseau

J’ai passé les deux dernières journées à arpenter Nemours, où les bords du loing sont très beaux et très longs, avec ses multiples canaux!

Port de plaisance à Nemours
Port de plaisance à Nemours
© Cyril Loiseau