Il existe au moins depuis 1380. Effondré était un hameau aujourd’hui fusionné avec Thomery et By.
Au 16e siècle, le port fut utilisé pour transporter les briques cuites dans les fours de la briqueterie d’Effondré à destination de Paris, puis au 17e siècle on y charge des céréales, au 18e siècle des pommes et au 19e siècle du raisin: C’est le célèbre chasselas (en plus des pommes).
En 1846, on lui construit un quai pavé financé par l’état pour la partie basse et par les vignerons pour la partie haute (on voit très bien la ligne démarcation) mais malheureusement quelques années plus tard, le port perd son intérêt au profit du train après que Napoléon ait inauguré la ligne en 1849. Il ne fallait alors plus qu’une heure de transport par le train jusqu’à Paris au lieu de 12 heures en bateau.

Ces photos ont été prises quelques heures avant qu’un orage mémorable ne s’abatte sur la région

Le port d'Effondré 1/2
Le port d’Effondré 1/2
© Cyril Loiseau
Le port d'Effondré 2/2
Le port d’Effondré 2/2
© Cyril Loiseau

Une curiosité vue dans les jardins des maisons du bord de seine…
Attention, ça penche!

Un cabanon de jardin en dur
Un cabanon de jardin en dur
© Cyril Loiseau

Thomery aussi a ses affolantes en bord de Seine: voici le chalet du clos-du Bon-Dieu.
Cette très belle demeure en briques sur ossature bois date de 1890. En 1909, la chanteuse soprano de l’Opéra de Paris Lucienne BREVAL l’achète pour ses vacances. Jusque dans les années 1950, la maison restera la propriété de sa famille.
Deux légendes urbaines courent au sujet de cette maison. L’une prétend qu’elle aurait été construite pour l’exposition universelle à Paris en 1889 puis démontée et remontée à Thomery.
L’autre prétend qu’elle aurait servi de base pour la bande à Bonnot, un groupe de malfrats anarchistes et avant-gardistes bien connus dans l’histoire de la région.
Je remercie chaleureusement mes abonnés Facebook qui m’ont permis de compléter l’histoire de cette magnifique demeure.

Le chalet du clos-du Bon-Dieu
Le chalet du clos-du Bon-Dieu
© Cyril Loiseau